Examen clinique
L’examen clinique permet d’objectiver une éventuelle perte de mobilité, une perte de force et d’évaluer quels tests déclenchent la douleur décrite par le patient.
Examens complémentairesLes radiographies standards, bien qu’elles ne permettent pas de voir les tendons, sont nécessaires. En effet, elles permettent de mettre en évidence d’éventuelles lésions associées : calcification, arthrose. Elles permettent également de mettre en évidence, de façon indirecte, des lésions de la coiffe chronique et irréparable. Une épaule avec une lésion de la coiffe irréparable va présenter une déformation de l’articulation de l’épaule. Dans ce genre de cas, une IRM n’est donc pas nécessaire.
Une échographie n’est pas systématiquement nécessaire. C’est un examen qui ne peut être interprété que par le médecin qui effectue l’examen et la qualité de l’analyse est dépendant du niveau d’expertise du spécialiste. De plus, une échographie ne permet pas d’évaluer si une lésion est réparable chirurgicalement, car la qualité du muscle n’est pas visible. Il est donc impératif de faire un bilan supplémentaire, type IRM, avant d’envisager une chirurgie de réparation. L’échographie peut être utile pour cibler une infiltration par examen. En effet, 4 zones différentes peuvent être cibles en cas d’infiltration et l’effectuer par échographie augmente la précision du geste.
L’IRM est l’examen de référence qui permettra de quantifier la lésion tendineuse, mais également d’évaluer sa réparabilité (en évaluant la qualité de son muscle). Dans certains cas, une arthroIRM peut être prescrite (meilleure analyse lors de petites lésions ou lors de lésions tendineuses partielles).
TraitementIl existe 2 types de traitement pour les lésions de la coiffe type transfixiantes (comprenant toute l’épaisseur du tendon): traitement chirurgical et traitement conservateur.
Le traitement conservateur est instauré en première intention lors de lésions partielles des tendons de la coiffe (comprenant une partie de l’épaisseur du tendon uniquement) ou lors de lésions transfixiantes chez les personnes plus âgées, qui sont surtout gênées par les douleurs liées à la lésion de coiffe. Le patient bénéficie de physiothérapie pour renforcement les autres muscles de la ceinture scapulaire et permettre à l’épaule de « compenser » le tendon déchiré. Une infiltration peut également être discutée en début de traitement, selon l’intensité des douleurs.
Le traitement chirurgical s’adresse:
- aux patients jeunes (jusqu’à 60 ans voir plus selon le niveau d’activité du patient)
- aux patients qui sont principalement gêné par le manque de force lié à la lésion de coiffe
- aux patients dont le traitement conservateur a été inefficace
Il consiste à réparer le(s) tendon(s) déchirés. La chirurgie se fait par arthroscopie (petites incisions). En postopératoire, le membre supérieur est immobilisé durant 6 semaines. A noter que le type d’attelle lors de la période d’immobilisation dépend du/des tendons lésés. Le patient bénéficie de physiothérapie dès le lendemain de l’intervention. Il est autorisé à bouger la main, le poignet et le coude selon douleurs.
and pectoral, selon les tendons lésés).
En postopératoire, l’épaule s’enraidit transitoirement. Il est donc nécessaire d’assouplir l’épaule avant d’envisager du renforcement musculaire, qui viendra en 2e temps. En effet, toute raideur peut causer des douleurs résiduelles. Il est donc important de récupérer toutes les amplitudes de mouvements au niveau de l’épaule.
La cicatrisation biologique du tendon prend 6 mois (à 6 mois, la résistance du tendon est de 80% par rapport à un tendon sain). Il est donc normal que la rééducation de l’épaule prenne plusieurs mois. Il est donc primordial d’effectuer une rééducation progressive et d’éviter de porter de charges ou faire d’efforts importants en début de rééducation. En effet, effectuer des efforts trop précocement dans la rééducation va causer une re-rupture ou non cicatrisation des tendons réparés. Les facteurs de risques de non-cicatrisation sont: le diabète, le tabagisme, la qualité musculaire et le degré de rétraction des tendons lors de la réparation, la mauvaise compliance.
En cas de lésions des tendons de la coiffe devenus irréparables, les options chirurgicales sont : le plus souvent une prothèse totale d’épaule type inversée, ou dans de rares cas des transferts tendineux (grand dorsal, trapèze inférieur ou grand pectoral, selon les tendons lésés).